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Avant que nous soyons
3542
Nagori 

Steph Cop 


Du 25 Novembre au 31 décembre 2021

Avant Que Nous Soyons

 

Après avoir refermé le cycle de sculpture IX Arbre, Steph Cop poursuit aujourd’hui sa quête esthétique en dévoilant, dans la forme sculptée, l’histoire d’une rencontre où l’artiste inscrit une présence dans la temporalité mémorielle de l’arbre. Un arbre, une histoire, Avant Que Nous Soyons. Dans ce mouvement, Steph Cop s’attache à restituer la singularité de l’arbre qu’il découvre à terre, à l’épuisement d’un élan vital qui témoigne à la fois de sa majesté centenaire et de sa fragilité face à la puissance des éléments. L’artiste part à la rencontre de cette existence qui invite l’homme à l’humilité devant un vécu qui le dépasse. « Avant Que Nous Soyons » : une seule vie ne suffit pas pour accompagner un arbre. L’artiste observe l’arbre à terre, en éprouve les volumes, les formes, les reliefs, les cernes et la chair. Il promène ses mains sur l’écorce pour trouver, dans les secrets des failles de l’arbre, les contours de la forme déjà-là. L’acte de sculpture est ce moment où la solitude de l’artiste vient en regard de la mélancolie de l’arbre. 

 

3542, figure générique du mouvement 

 

« Avant que nous soyons » commence avec 3542, première sculpture réalisée en mars 2021, figure inaugurale d’autres rencontres en devenir.

3542, pièce en cœur de chêne, est l’incipit d’un récit allégorique de l’amour, du possible de ses adresses et de ses formes. Dans la lignée de 3542, chaque pièce, de sa hauteur, racontera un arbre au prisme de sa forme et de ses contre-formes sculptées, comme un jeu visuel entre le champ et le contrechamp qui ouvre les perspectives. Les contre-formes sont la trace de l’histoire nouée entre l’arbre et l’artiste. Ils sont Nagori.

 

Nagori, Les contre-formes

 

Nagori est la trace, de ce qui a été, qui n’est plus, et qui laisse son empreinte. Nagori est le sillage de l’impermanence. Concept japonais qui donne son nom aux contre-formes de chaque arbre sculpté. Les Nagori adviennent de la déconstruction qu’est le travail de sculpture. Ils sont l’impensé de la sculpture, l’énigme de la forme. Ils sont la trace organique de l’existence de l’arbre. Ils révèlent l’arbre comme événement, dans sa singulière densité. Ils sont l’inachevé de l’arbre et le non-finito du geste créatif. Une trace qui ouvre tous les contours d’un possible.

 

Texte: Ingrid France

Crédit photo : Bálint PÖRNECZI